Il était une fois, une jeune fille au beau milieu d'un champ de coquelicot, assise au pied d'un grand chêne, les bras croisés derrière la tête, une fleur au coin de l'oreille, elle songeait. Oui elle songeait a tout ce qui l'entourait, la tête dans les nuages... Ses pensées vagabondaient autour d'elle, on aurait presque pus voir de petits faisceaux lumineux voletés dans l'air. Perdue dans ses réflexions, elle ne vit pas arriver un petit bonhomme haut comme trois pommes, habillé d'un long manteau rouge avec une boucle d'argent,de grande chaussettes bleues, de souliers à boucle et d'un haut chapeau pointu. Il avança à pas de loup vers la demoiselle, puis se cacha derrière une vielle souche.
La jeune fille, ayant entendu de petits bruits, se redressa et scruta les alentours. Et c'est avec un petit sourire amusé, qu'elle distingua le bout du chapeau du petit bonhomme.
Allons, sors donc de ta cachette petit être, je ne te ferais aucun mal.
Le petit être non farouche, sortit néanmoins prudemment, et se posta devant elle.
Surprise, elle réfléchit longuement à l'identité du petit bonhomme.
Mmh, qui peux tu être toi ? Tu ne ressembles pas à un Mamurs de Pays basque, tu es trop grand. Mmh... Ni un Tomte de Suède ton bonnet n'est pas rouge, peut-être un Leprechaun ? Non, je ne pense pas... Je pencherais plutôt pour le Cluricaune, appelé aussi le Lutin d'Irlande !
Devant la bonne réponse de la jeune fille, le lutin sourit malicieusement.
Lutin malin ? Ou Malin lutin ? Bien malin celui qui saura le dire ! Mais dis moi jeune fille, que fais tu donc ici toute seule ? Pourquoi n'es tu pas avec tes amis ?
La jeune fille soupira puis lui répondit tristement
Mes amis préfèrent s'amuser entre eux, alors que moi, je préfère m'évader à ma façon, j'aime être seul, il est plus aisé de réfléchir et de penser.
Le lutin s'assied en tailleur devant elle et lui sourit gaiement.
Oui je comprends ! Mais, tu sembles avoir le c½ur lourd petite, que t'arrives t-il ?
Oh tu sais, cela fait longtemps que j'ai le c½ur lourd... Mais je ne veux le montrer, car je n'aime pas que l'on s'apitoie sur mon sort, que l'on me plaigne, ou autre... je n'aime pas attirer l'attention comme ça. Mes amis ne comprennent pas, ils semblent tous si joyeux, heureux, ils se disent tous de gentilles choses, ils se prouvent entre eux qu'ils s'apprécient, même qu'ils s'aiment. Alors que moi, je n'ose pas le leur dire, je suis bien trop timide pour avouer mes sentiments... J'en deviens même blessante dans certaine situation...
Elle relève la tête, puis s'aperçoit que le petit lutin est parti, inscrivant dans la poussière et la terre un petit message :
Ne t'en fais pas petite fille, ton c½ur s'ouvrira un jour.
Et c'est avec un pincement au c½ur que la jeune fille repartit dans ses rêves, songeant a son lourd secret qu'elle ne veut dévoiler.
Dis petit lutin, tu veux être mon copain? ?